Construire sa maison : le choix du terrain

Construire sa maison : le choix du terrain
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Première étape pour votre projet de construction d'une maison, le choix du terrain se fait minutieusement et en fonction de sa configuration, sa superficie, des règles d’urbanisme, des servitudes éventuelles... Un exercice incontournable mais semé d’embûches.

Les terrains accessibles et constructibles ne sont pas légion. Dès lors, lorsque vous commencez votre recherche, il est important de redoubler d'efforts et de vigilance. Pour plus d'efficacité, diverses pistes s'offrent à vous :

  • les annonces sur le site de SeLoger,
  • un professionnel de la vente de terrain indiqué par le constructeur réalisant la maison,
  • une agence immobilière,
  • un notaire, notamment dans les zones rurales.

Ce que dit l’environnement naturel du terrain

L'environnement immédiat reflète assez précisément la nature du sol. Quelques questions doivent systématiquement se poser, parmi lesquelles :

  • Le terrain s’insère-t-il sur un plateau, un coteau, un fond de vallée ?
  • Existe-t-il des mares ou étangs indiquant la présence d’un sol argileux ?
  • Y-a-t-il des peupliers et des saules reflétant une nappe phréatique proche ?
  • Des bruyères, fougères, châtaigniers, conifères indiquant un sol sableux et granitique ?

Bon à savoir

Parfois, le nom d'un chemin ou passage comme « chemin des peupliers », « passage des bruyères », « rue des étangs » peut être révélateur, même si la végétation en question a disparu.

Observer les maisons construites à proximité

Etudier les constructions environnantes peut s’avèrer enrichissant à plusieurs égards :

  • Les fissures sur les murs des maisons peuvent révéler des tassements liés à des terrains argileux qui se gorgent d’humidité en cas de pluie et se resserrent en été.
  • La présence de nombreux sous-sols trahissent un environnement où rivières, étangs, nappes phréatiques sont présents avec des risques d’inondation et ce, malgré le Plan de prévention des risques d’inondation (PPRI).
  • L’orientation des maisons à proximité indique le sens du vent et la disposition des pièces à vivre.

Bon à savoir

Dans certaines régions et notamment dans le sud-est de la France, l'exposition sud-est peut être trop chaude. Le plan et les ouvertures s’en trouvent alors changés.

Se renseigner sur la viabilité du terrain

Une parcelle dans un lotissement bénéficie de tous les réseaux de raccordement (eau, gaz, électricité, téléphone….) alors qu'un terrain isolé n’en bénéficie pas systématiquement. Aussi avant de signer l’achat, mieux vaut s’enquérir de la viabilité du terrain.

  • Si les réseaux sont sur le terrain, le raccordement est aisé et sans surprise au niveau du coût.
  • S’ils ne sont pas à proximité, le coût augmente en fonction de leur éloignement et des autorisations qui ne dépendent plus du constructeur mais des sociétés chargées de réaliser les branchements.

Déterminer les servitudes d'urbanisme et de voisinage

  • Les servitudes d’urbanisme d’utilité publique qui limitent l’occupation du sol : zone de réserves naturelles, de secteurs sauvegardés, de risques d’inondation, de séismes, d’enfouissement de canalisation de gaz et de fils électriques…
  • Les servitudes de voisinage : droit de passage, de vue directe, de vue oblique, de distance et de hauteur des plantations… avec coutumes locales ou application du Code civil.

Les points clés à retenir

Rêve de nombreux citadins, la grande maison et son immense jardin peut rapidement se transformer en cauchemar quotidien si le terrain est mal choisi. Trajets interminables, surcoûts, servitudes... autant de raisons de soigneusement sélectionner l'emplacement de votre future habitation.

Télécharger notre guide pour trouver votre terrain idéal


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