L'aménagement d'une salle de bains pour une personne handicapée

L'aménagement d'une salle de bains pour une personne handicapée
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Retrouvez les normes et les conseils de pros pour aménager une salle de bains afin de la rendre accessible aux personnes à mobilité réduite. 

L’espace de manœuvre et d'usage déterminent la surface

L’espace de manœuvre est la première chose à prendre en compte lors de la mise aux normes de la salle de bains, car il s’agit de l’espace qui permet la manœuvre d’un fauteuil roulant ou d’une personne s'appuyant sur une canne ou un déambulateur dans la pièce. Pour être aux normes, cet espace doit donc permettre à ces personnes de s’orienter différemment ou de faire demi-tour. Cet air de rotation doit être au minimum de 1,50 m de diamètre et se mesure hors encombrement de tout obstacle, débattement de porte compris.

L’espace d’usage quant à lui, désigne l’espace qui permet le positionnement d’un fauteuil roulant ou d’une personne s'appuyant sur une canne ou un déambulateur, afin d’utiliser un équipement de la salle de bains.

Cet espace peut se superposer à l’espace de manœuvre, en revanche il est également pris en compte hors encombrement de tout obstacle. Il correspond à un espace rectangulaire de 0,80 m x 1,30 m.

Conseils de pros

L’espace et l’équipement de la salle de bains ne suffisent pas à rendre cette dernière accessible : veillez également à ce que la largeur de la porte soit de 80 à 90 cm pour qu’une personne en fauteuil roulant ou en déambulateur puisse y entrer sans difficulté.

La douche doit apporter un maximum de confort

La douche répond à des normes strictes, car elle doit permettre à une personne handicapée de se laver de façon indépendante en toute sécurité.

L’espace douche doit avoir une dimension au sol minimum de 0,90 m x 1,20 m, et ne doit pas présenter un ressaut supérieur à 2 cm par rapport au revêtement du reste de la salle de bains. De plus, le volume doit être d’une hauteur minimum de 1,80 m.

Cette douche devra également être équipée d’une barre d’appui disposant d’une partie horizontale, et qui sera située à une hauteur comprise entre 70 et 80 cm du sol. Elle devra également comporter un équipement permettant de s’asseoir situé entre 45 et 50 cm du sol.

Enfin, la douche, comme le reste de la salle de bains, doit également posséder un revêtement qui évitera à quiconque de glisser.

Bon à savoir

Si vous ou l’un des membres de votre famille est une personne à mobilité réduite, sachez que vous pouvez prétendre à un crédit d’impôt pour faciliter l’équipement de votre logement, qui est égal à 25 % du montant que vous aurez dépensé. Cette aide concerne les équipements sanitaires et les équipements de sécurité et d'accessibilité et vous sera accordée si vous confiez l'installation à un professionnel. Ces équipements sont désignés de façon exhaustive dans l'article 18 ter de l'annexe IV du code général des impôts.

Vous pouvez aussi faire appel à l'ANAH pour financer une partie de vos travaux. Pour tout savoir, cliquez ici.

Les toilettes et la robinetterie : des éléments fonctionnels

Les toilettes et la robinetterie doivent être accessibles depuis la position assise, il faut donc respecter méticuleusement les normes d’usage.

Pour les toilettes, on observera une hauteur comprise entre 45 et 50 cm du sol ainsi que l’installation d’une barre d’appui latérale qui, elle, sera placée entre 70 et 80 cm du sol. De plus, veillez à ce que l’espace situé à proximité de la cuvette soit suffisante pour qu’un fauteuil puisse se placer parallèlement à celle-ci.

Pour le lavabo, ainsi que pour les accessoires tels que les miroirs, patères, et meubles en tous genres, on respectera une hauteur comprise entre 0,90 m et 1,30 m du sol. Il s’agit également de laisser un espace vide de 70 cm sous la vasque du lavabo, afin de permettre le passage des jambes d’une personne en fauteuil roulant.

Les points clés à retenir

  • Construire une salle de bains selon les normes d’accessibilité pour les personnes à mobilité réduite requiert certaines connaissances techniques, car les équipements et l’espace nécessaires doivent respecter des critères de confort et de sécurité rigoureux.
  • Pensez au crédit d’impôt pour les équipements des personnes handicapées. Il peut s'élever à 25 % du montant que vous aurez investi.